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J’ai enfin vu tout «Chernobyl» et j’en suis glacé

La mini-série consacrée au drame nucléaire de 1986 n’en finit pas de faire parler d’elle. A considérer les cinq chapitres, on mesure sa puissance dans l’évocation de la catastrophe technologique – et humaine

C’était donc à 1h23 et 40 secondes, le 26 avril 1986, quand l’ingénieur en chef de la centrale de Tchernobyl a appuyé sur le bouton d’arrêt d’urgence, dit AZ-5. Ce qui a provoqué le désastre. Le paradoxe apparent de ces deux affirmations constitue la charpente de Chernobyl, décidément l’une des plus grandes mini-séries de la décennie.

A la faveur d’un changement d’abonnement, j’ai enfin pu voir les cinq épisodes. J’en avais découvert deux avant la diffusion. On a par ailleurs quelques nouvelles sur sa disponibilité (voir ci-dessous). Compléter le visionnement est précieux, car les deux premiers chapitres forment presque un diptyque. Puisqu’ils traitent de l’accident lui-même et des jours qui ont suivi, ils sont les plus spectaculaires; les trois suivants étalent le récit, jusqu’à un passage fort classique, pour une création américaine, au tribunal. Mais cette durée variable est constitutive du projet.