En 24 heures, la bataille de la vidéo en ligne a connu trois embardées notables, qui illustrent l’agressivité des opérateurs en ces temps de relative décrue de la crise sanitaire dans les pays occidentaux. La dernière en date est l’hypothèse, crédible, de l’absorption par Amazon des studios MGM et de leurs juteuses franchises, à commencer par James Bond.

Scène 1: aux Etats-Unis

Voici un thriller économique en trois scènes récentes. Lundi, AT&T, propriétaire de WarnerMedia (HBO, CNN), annonce la fusion de cette filiale avec le réseau Discovery, moins connu en Europe qu’aux Etats-Unis, où il occupe la première place en matière de chaînes thématiques. Il possède aussi Eurosport. Ce mouvement est jugé par les analystes comme un aveu de faiblesse d’AT&T, qui peine à valoriser son pôle média/streaming. HBO Max, le service de vidéo en ligne qui possède Game of Thrones, affiche des chiffres d’abonnés encore modestes face à Netflix et surtout Disney, la fusée actuelle du streaming en termes de rapidité d’acquisition d’abonnés au niveau mondial.