Le Catalan Javier Cercas aime nous convier dans des romans-enquêtes questionnant le passé proche et tragique de l’Espagne. Depuis Les Soldats de Salamine qui l’ont fait connaître et pendant presque vingt ans, toujours scrutant une réalité parfumée de fiction, voire d’autofiction. L’écrivain – né en 1962 à Cáceres en Estrémadure, arrivé à Gérone à l’âge de 4 ans – est allé jusqu’à revisiter sa propre histoire et les liens de sa famille avec le franquisme, ou du moins avec la Phalange, dans Le Monarque des ombres. Avec ce roman qui le hantait depuis ses débuts, un cycle était clos.