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Jay-Z lors d’un concert de soutien à Hillary Clinton, Cleveland, 4 novembre 2016.
© Matt Rourke/AP

Musique 

Jay-Z, grand retour en petite forme

Le rappeur new-yorkais se réconcilie avec Beyoncé sur un album musicalement décevant

Quatre ans après le très moyen Magna Carta Holy Grail, Jay-Z a dévoilé vendredi 4:44, «son treizième album solo», comme l’indique sa sobre pochette. Sorti de nulle part après un teasing relativement discret – en Europe du moins – au regard de la stature du rappeur new-yorkais, le disque est pour l’heure uniquement disponible sur Tidal, la plateforme de streaming qu’il a rachetée en 2015 et dont il dit qu’à l’inverse de ses concurrents, Spotify en tête, elle rémunère mieux les artistes pour chaque titre écouté.

Manque d’inspiration sur le plan musical

4:44 a dès sa mise en ligne fait parler de lui à cause d’un morceau: «Family Feud», autrement dit «Querelle familiale», que Jay-Z aurait tout aussi bien pu intituler «Family Freud» vu qu’il a tout d’une thérapie de couple. Il y avoue en effet avoir trompé son épouse Beyoncé (elle le lui reprochait il y a une année sur son album Lemonade), avant que celle-ci ne le rejoigne pour un final réconciliateur. On peut penser ce qu’on veut de cette démarche totalement raccord avec cette époque où les réseaux sociaux riment souvent avec voyeurisme, mais elle ne saurait en tout cas masquer un relatif manque d’inspiration sur le plan musical.

A lire: La musique en streaming fait des émules

Malgré quelques intéressants moments old school et l’excellent et jazzy «Legacy» qui le clôt, 4:44 est bien loin des phénoménaux The Blueprint et The Black Album, qui avaient, au début des années 2000, imposé l’artiste comme le nouveau parrain du rap états-unien. Reste par contre, avec des emprunts à Nina Simone, Stevie Wonder et Fugees, plus la présence de Frank Ocean, Damian Marley et sa propre mère, un intéressant discours autour de la fierté black. Il faudra écouter cet album plus en détail pour en analyser, une fois la déception initiale évaporée, l’évidente portée sociale et politique.


Jay-Z, «4:44» (Roc Nation). Disponible sur Tidal.

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