Il était annoncé depuis longtemps. Le dernier disque du saxophoniste Charles Lloyd devait adouber une fois pour toutes le pianiste maudit Brad Mehldau. En quintette (John Abercrombie et Billy Higgins sublimes), The Water is wide est un opus sur tempo lent. Ballades chez Duke Ellington, mais sans le flux incantatoire qu'on escomptait. Lloyd et Mehldau sont ordinairement des artistes du péril. Associés, ils paraissent éviter le conflit. Légèrement décevant.