Jazz. Gianni Basso. For Lars Gullin (Philology 210.2/Plainisphare)

Un peu ovni, un peu rétro, un disque de saveurs tout simplement. Gianni Basso cultive le son comme d'autres les gammes. Avec un côté farniente qui met son saxophone au diapason de Lars Gullin, «Swedish genius» au songbook tout aussi chantant que ceux de Cole Porter ou Jerome Kern. La preuve qu'entre les avant-gardistes autoproclamés et les académiciens exsangues, il existe une troisième voie où promener son lyrisme (estampillé Getz-Sims-Webster) sans l'assortir d'une théorie ronflante sur l'avenir du jazz.