Le plus français des saxophonistes italiens s'offre le plus coltranien des batteurs. Stefano di Battista, en transcendant son rôle de vitrine clinquante du jazz européen, invite le frappeur mystique Elvin Jones. Rencontre céleste pour un disque sans dévotion de trop. En forte compagnie du pianiste Jacky Terrasson et du contrebassiste Rosario Bonaccorso, le souffleur renoue sans s'y appesantir avec l'esprit originel de Blue Note. Sur les tempi rapides («Elvin's song», «Nico's Dream»), le quartette flamboie comme dans les années soixante. La révolution free en filigrane.