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Jean Echenoz: «Ma rue est riche en faits divers»

Dans «Vie de Gérard Fulmard», Jean Echenoz met en scène un antihéros que Sempé aurait pu dessiner. Rencontre, chez lui, à Paris

Autrefois, Jean Echenoz habitait rue des Annelets, une adresse qui rappelait un Paris bucolique – agneaux ou petits ânes. Entre-temps, il a changé de quartier, glissant du XIXe arrondissement vers le IXe, de Belleville à Pigalle, et le nom de la rue évoque les Lumières. Pour atteindre le petit appartement où il a donné rendez-vous, il faut monter les trois étages d’un escalier exigu, l’ascenseur est en réparation. Dehors, les lumières de Noël s’allument. L’intérieur est une oasis de calme, tapissée de livres et d’œuvres d’art.

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