Comme Arlequin, Jean Liermier hésite entre deux masques. Celui qui s’ensoleille à la perspective que les théâtres soient de nouveau ouverts, après un coma de trois mois. Celui qui se chiffonne devant les incertitudes de l’automne.

C’est que la rentrée aura des airs de Koh-Lanta, avec mygales et cactus en bordure de trappes. Président de la Fédération romande des arts de la scène (FRAS), qui réunit une soixantaine de salles, Jean Liermier redoute un automne saignant. Pas seulement pour la maison qu’il dirige, le Théâtre de Carouge, mais pour tous les professionnels de la région.