Le réalisateur Jean-Jacques Beineix est décédé jeudi à l’âge de 75 ans, a annoncé son frère Jean-Claude vendredi à l’AFP. Celui qui s’est fait connaître du public grâce à Diva et 37°2 le matin, une histoire d’amour et de folie avec Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle, avec une bande-son signée Gabriel Yared, est décédé à son domicile parisien des suites d’une longue maladie.

Nommé à neuf reprises aux César, 37°2 le matin fut nommé à l’Oscar du meilleur film étranger et révéla Béatrice Dalle, qui incarnait le personnage de Betty. Le film allait devenir culte.

Lire aussi: La critique de 37°2 le matin dans la Gazette de Lausanne en 1986.

Débuts dans la publicité

Né à Paris, Jean-Jacques Beinex entame des études de médecine avant de préparer la prestigieuse école de cinéma Idhec (aujourd’hui Femis) qu’il rate de peu. Ses premiers projets l’amènent à la publicité. Il réalisera notamment le spot anti-sida multi-diffusé Il ne passera pas par moi. Après plusieurs projets, il décide de quitter le milieu. «C’est bien de mettre son talent au service de causes» et la publicité, «ce n’était pas des causes», expliquera-t-il.

Après 37°2 le matin s’ensuivront plusieurs films, tous des échecs, dont Roselyne et les lions. En 2001, après neuf ans d’absence, il revient avec Mortel Transfert, un échec critique et commercial complet. Il déclare, d’ailleurs, que ce film l’endette fortement. Ce sera le dernier de ses six longs métrages, suivi de documentaires pour la télévision (Les enfants de Roumanie, Place Clichy sans complexes…), sous la bannière de sa société de production, Cargos Films.

Lire aussi: La cathédrale des paumés de Jean-Jacques Beineix (sur la «Lune dans le caniveau», un regard de 2007)