Jean-Nicolas Illouz. Le Symbolisme. Le Livre de poche, coll. Références, 346 p.

En affirmant le «double état de la parole, brut ou immédiat ici, là essentiel», Mallarmé, en 1886, définissait à sa manière (à nulle autre comparable) l'une des principales options de l'école symboliste. Au même moment, Jean Moréas publiait, dans Le Figaro, le manifeste de cette avant-garde appelée à connaître, durant quelques décennies, une belle fortune. Jean-Nicolas Illouz, avant de présenter une anthologie des principaux textes théoriques du symbolisme, raconte l'histoire de ce mouvement et analyse les conceptions de l'imaginaire, du langage et des formes poétiques qu'il défendit, notamment le vers libre, manifestation, selon Remy de Gourmont, de «l'individualité en art». Beaucoup d'écrivains appartenant à cette école sont tombés dans un plus ou moins juste oubli. Mais il est utile de rappeler avec clarté, comme le fait l'auteur, l'importance historique du symbolisme, qui tenta de promouvoir une nouvelle conception de la modernité.