Quelques-uns de nos articles sur Jean-Pierre Bacri: 

C’est en loucedé qu’il s’est imposé dans le paysage cinématographique, tenant de petits rôles dans des navets divers (Le Toubib, Le Grand Pardon, Subway…). Au milieu des années 1980, le spectateur est ferré par le regard noir et l’impression de dangerosité diffuse mêlée de pessimisme inquiet qui émane de l’acteur. Etait-ce l’architecte menacé par un psychopathe dans sa maison de verre (Mort un dimanche de pluie) ou le loser dangereux de L’Eté en pente douce qui a fait de Jean-Pierre Bacri une figure incontournable?

Cette figure ombrageuse camouflait un redoutable auteur dramatique. Avec la comédienne Agnès Jaoui, qui fut longtemps sa compagne, il signe un immense succès théâtral, Cuisine et dépendances. Suit Un Air de famille, adapté au cinéma par Cédric Klapisch. Cette réunion de famille dans un bistrot, un soir de canicule tournant à l’orage, s’avère une formidable chronique de la médiocrité ordinaire basée sur une fine connaissance du comportement humain et carburant à la réplique hilarante – «Tu dis toujours que tu veux pas qu’on te prenne pour un imbécile, tu dois aussi faire un effort»…