Il y a les gosses de riches qui deviennent comédiens parce que papa et maman l’étaient. Et ceux, sans pedigree, qui se font une place sous les feux de la rampe parce que le verbe de Molière les a aimantés. Jean-Pierre Darroussin est de cette espèce. Son père étant étameur, il est devenu étameur. Il a passé ensuite un certificat de maître d’école, mais n’a jamais enseigné: «Le métier d’acteur m’a rattrapé et j’ai abandonné cette filière.» Travailler l’étain s’avère une bonne école d’art dramatique. «Dans n’importe quel métier, il y a un geste à dominer. Celui de l’acteur est complexe, il exige de multiples expériences. En tout cas, le côté artisanal est profondément ancré en moi.»