Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet

Mythe et tragédie en Grèce ancienne

La Découverte/Poche,

2 vol. de 186 p. et 384 p.

n D'abord publiés séparément et à quatorze ans d'écart (Maspero 1972 et La Découverte, 1986), ces deux volumes désormais rassemblés sous le même titre proposent une approche de la tragédie grecque qui relève de la sociologie de la littérature et de l'anthropologie historique. A travers l'analyse de L'Orestie et des Sept contre Thèbes d'Eschyle, de l'Œdipe Roi, de l'Œdipe à Colone et du Philoctète de Sophocle ou encore des Bacchantes, dernière œuvre d'Euripide, Vernant et Vidal-Naquet veulent démontrer que la tragédie grecque constitue «un fait humain unique», tant par la réalité sociale qu'elle manifeste avec l'institution des concours tragiques que par la création artistique dont elle témoigne avec l'avènement d'un nouveau genre littéraire ou par la mutation psychologique qui se manifeste avec ce «surgissement d'une conscience et d'un homme tragiques». L'analyse, devenue classique, ne fait pourtant pas l'unanimité. Elle n'a jamais convaincu les tenants du «retour au texte».