En mai dernier, Jeremy Lewin foulait le tapis rouge du Festival de Cannes. Le rêve de tout acteur. A ses côtés, Mélanie Doutey, réalisatrice du court métrage Avanti, dans lequel il tient un des premiers rôles. Le temps d’un court séjour, il découvrira l’univers de strass et paillettes cannois, passera d’une fête sur un «rooftop» branché à des rencontres avec des acteurs et réalisateurs.

C’est aux Bains des Pâquis qu’on retrouvait il y a quelques semaines Jeremy Lewin. Derrière un salut chaleureux, on le sent stressé. Il faut dire que la première d’Une des dernières soirées de carnaval, la pièce de Carlo Goldoni qu’il joue au Théâtre de Carouge sous la direction de Clément Hervieu-Léger, approche. «Cela fait deux semaines que j’ai la mâchoire bloquée», lâche-t-il. Le Genevois est un angoissé qui ne trouve le calme que lorsqu’il monte sur scène pour incarner des personnages qui, souvent, sont en proie à des conflits bien plus grands. «Quand tu joues le rôle d’Hippolyte dans Phèdre, ça aide à relativiser», dit-il.