Arts vivants

La jeune génération du far° ne fait pas dans l’esbroufe

Une rébellion contre les vêtements, une chorégraphie sur la naissance de la perspective picturale, un exercice de style très conceptuel: les trois artistes en herbe invités par le festival nyonnais frappent par leur application et leur humilité

Consciencieux. Systématiques. Industrieux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les jeunes artistes du programme Extra Time, à l’affiche du far° de Nyon, n’ont pas joué la carte de l’esbroufe, lundi et mardi derniers. L’influence de la décroissance qui incite ces créateurs en herbe à un retour aux fondamentaux? Peut-être. De fait, entre bandes de scotch scrupuleusement collées, habits enfilés dans un continuum obstiné ou phrase chorégraphique abondamment modifiée, le minimalisme et la répétition étaient au cœur de l’action. Parfois, l’ennui a guetté, mais le plus souvent, la sincérité de la démarche et le soin porté à sa réalisation l’ont emporté.

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