Consciencieux. Systématiques. Industrieux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les jeunes artistes du programme Extra Time, à l’affiche du far° de Nyon, n’ont pas joué la carte de l’esbroufe, lundi et mardi derniers. L’influence de la décroissance qui incite ces créateurs en herbe à un retour aux fondamentaux? Peut-être. De fait, entre bandes de scotch scrupuleusement collées, habits enfilés dans un continuum obstiné ou phrase chorégraphique abondamment modifiée, le minimalisme et la répétition étaient au cœur de l’action. Parfois, l’ennui a guetté, mais le plus souvent, la sincérité de la démarche et le soin porté à sa réalisation l’ont emporté.

Lire aussi: A Nyon, le Festival des arts vivants remet la nature au centre