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Une chose paraît sûre à propos de la saison 7, on verra bien plus souvent les affreux marcheurs blancs.

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Les jeux de piste de «Game of Thrones»

La série inspirée des romans de George R. R. Martin revient lundi en Europe pour son septième chapitre. La seule construction des deux ultimes saisons constitue un enjeu en soi

La série a réussi a devenir l’enjeu de son propre suspense. Game of Thrones revient dimanche aux Etats-Unis, lundi en Europe avec sous-titres, pour sa septième et avant-dernière saison. Au fil des années, la frénésie des rumeurs, spoilers et autres spéculations s’est un peu apaisée; les fans s’en remettent aux auteurs, et lisent attentivement les confidences très encadrées des acteurs.

Lire aussi:  Les scénaristes de «Game of Thrones» sont aussi tordus que leurs personnages

Cheminement des personnages

Dans des notes transmises au Temps par la RTS, certains membres de la distribution ont ainsi détaillé un peu le cheminement de leurs personnages. L’excellent John Bradley, qui interprète Samwell Tarly, glisse que Sam «sera plus heureux que jamais. Pour quelqu’un dont les centres d’intérêt ont toujours été déconsidérés, qui a vécu dans un univers où vous n’apportez rien au monde si vous ne savez pas manier une épée, se retrouver soudain dans un monde où les livres, le savoir, sont partagés par tous, c’est comme se retrouver enfin à la maison.»

Jacob Anderson, qui campe Grey Worm, juge que son personnage devient «un peu plus humain à chaque saison, ce qui lui complique la vie, car il s’est toujours comporté comme un robot de combat.» Aidan Gillen, qui joue le machiavélique Petyr Baelish, évoque «une période de doute pour Sansa», celle qu’il a sauvée et qu’il compte asseoir sur le trône de fer: «C’est son truc, il pousse les gens à faire ce qu’ils ne feraient jamais. Mais Sansa ne tombe plus toujours dans le panneau, parce qu’elle évolue.»

Trois pôles en vue de la grande bataille

Des paroles anecdotiques, mais qui répondent à la première curiosité des amateurs. A la fin de la sixième saison, les scénaristes conduits par les créateurs David Benioff et D. B. Weiss ont clarifié les positions des clans, en vue du grand affrontement – et de la venue de l’hiver. Une chose paraît sûre, on verra bien plus souvent les affreux marcheurs blancs. On peut résumer la situation à grands traits en l’articulant autour de trois pôles. Au nord, Jon Snow domine. Au centre, Cersei monte en puissance, tandis qu’au sud, Daeneris a posé le pied sur ces terres capitales, et s’apprête à lancer son assaut, avec Tyrion comme stratège politique et les dragons à titre d’armes nucléaires.

Des épisodes plus longs

Pour ces deux ultimes chapitres, la série constitue son propre enjeu, car les auteurs fonctionnent en roue libre. Les romans d’origine, de George R. R. Martin, restent loin derrière, ce qui pose un problème aux lecteurs: quelle sera l’intrigue authentique de Game of Thrones? Pour ce qui est de la série, la structure de la fin est connue. La saison 7 aura sept volets, la huitième, six. Comme s’ils avaient trop serré leur corset, les créateurs allongent la durée des épisodes, qui atteindront les 90 minutes vers la fin. Ce qui a fait dire à certains qu’il s’agirait d’une promotion, puisque la saison 8 serait faite «de six films, pas de simples épisodes», comme l’a écrit Filmactu.

Poussiéreuse vision des choses, selon laquelle les séries devraient tendre vers le cinéma – alors que s’il est une série qui a assis le pouvoir considérable des feuilletons dans ces années 2010, c’est bien Game of Thrones. Les attentes en vue de ses deux dernières parties racontent aussi ce triomphe planétaire.


«Game of Thrones» Saison 7. Dès lundi 17 juillet, RTS Un, 22h35.


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