Jim Carrey ne va pas fort. Dépressif et paranoïaque, il se terre dans sa luxueuse résidence hollywoodienne entourée d’un treillis à haut voltage susceptible de carboniser les écureuils. Pour toute compagnie, il a deux rottweilers dressés à tuer et un système de surveillance électronique, IA dotée d’une voix «d’héritière singapourienne d’un empire de l’opium en villégiature en Provence».

Accro à Netflix, le comédien s’enfile des documentaires pseudoscientifiques sur les requins géants ou la destruction de Pompéi. Il se souvient d’une photo de John Lennon mort, de Linda Ronstadt lui chantant Volver Volver. Il en vient à douter de sa propre existence. Dehors se lèvent les Santa Ana, les vents du désert qui «minent l’âme» et attisent les incendies. «Alors Jim Carrey, célèbre pour les chutes désopilantes et les joyeuses pagailles, se roula en boule et se mit à pleurer»…