L'adaptation d'un roman en film est une aventure en soi, humaine, artistique, aux rebondissements multiples. Cet été, nous passons en revue les plus belles de ces sagas.

Episodes précédents:

(1/8) Et le Guépard s’est mis à danser

(2/8) Libre comme un oiseau moqueur

(3/8) Madame Bovary, c’est Chabrol

(4/8) Quand Fellini assassina Casanova

1904. La neige tombe sur Dublin, la neige tombe sur l’Irlande dans le film de John Huston The Dead, tout comme dans la nouvelle de James Joyce. C’est le soir de l'Epiphanie. Trois femmes, les sœurs Morkan et leur nièce, éprises de musique, reçoivent comme chaque année des parents, des amis, des élèves, des musiciens pour un bal et un festin autour d’une oie. Des fiacres se pressent, on enlève ses caoutchoucs dans l’escalier, la jeune bonne, Lily, court de la cuisine au vestiaire, le piano joue des airs de danse. Les sœurs, fébriles, guettent l’arrivée de leur neveu, Gabriel Conroy, et de sa femme, Gretta.

Il y aura des chants, des quadrilles, des discussions animées, des souvenirs, des regrets, des rires, des querelles, un discours. De vieux amis, des parents, des jeunes gens, des jeunes filles charmantes, parfois effrontées, un voisin protestant et même cet ivrogne de Freddy Malins, tous sont là.