Panique à Northill, dans l'Illinois. Un tueur en série s'est évadé du pénitencier voisin. Charles Robertson, médecin psychopathe, s'est spécialisé dans l'assassinat de vieilles rombières au nom de la sauvegarde du système de santé capitaliste américain. Et voici qu'on apprend qu'il aurait pris en otages, dans leur coquet pavillon, Rosalie Wilson, ménagère ménopausée, et son mari David, qui vient d'être mis à la retraite.

Commence alors une longue nuit de suspense – et de comédie. Car la prise d'otages est une pure invention de Rosalie, qui a elle-même alerté la police alors que le tueur est en réalité dans la forêt, prêt à fuir vers le Canada. Quelle mouche a donc piqué cette gentille ménagère? Rien d'autre que le désir de faire plaisir à son mari. Celui-ci est en effet terrifié à l'idée de s'ennuyer le reste de ses jours aux côtés d'une épouse accro de télé, à laquelle l'oppose un conflit conjugal inavoué. Rosalie va donc lui offrir la nuit la plus palpitante de sa vie, mystifiant savamment la police, les médias et le psychopathe lui-même.

Satire féroce de la société américaine, Méprise d'otages offre de remarquables portraits de présentateurs TV niaiseux, d'experts vaniteux et de politiciens corrompus. Savoureux récit qui mériterait d'être adapté… à la télé. n