Conjurer le malheur à tout prix. En ces jours de 1923 à Leysin, Joseph Kessel marche souvent sur les crêtes. Dans la poche de sa gabardine, il y a un recueil de Maïakovski ou de Pasternak, ces poètes soviétiques qu’il lit en russe. Au sommet, devant le massif des Diablerets, l’écrivain reporter, 25 ans, se sent invincible, prêt à défier un destin qui ne l’épargne pas.