Revisiter la montagne. L’entreprise, évidemment, est ardue. Marco de Francesco s’y applique à coups d’encre de Chine. En passant par l’idée d’insularité. A l’origine, une photographie de cime, que le Lausannois retravaille en la pixellisant. Les contours des arbres et des roches constituent alors des îlots de carrés minuscules et dorés au milieu de l’océan neige. Ou parfois l’inverse. Chaque trait est rehaussé à la main. Ex-architecte, Marco de Francesco, ainsi, se considère comme un artisan plutôt qu’un artiste (Lire Le Temps du 18 novembre). Il créé pourtant des œuvres douces et poétiques, tenant à la fois de l’entreprise geek et de l’estampe japonaise. «Le dessin des choses quand on prend de la hauteur ou du recul: ce qui reste, c’est toujours très peu», écrit joliment Valérie Cicurel dans la petite brochure qui accompagne l’exposition à la galerie Davel14, à Cully.

Marco de Francesco: Archipels, jusqu’au 19 décembre à la galerie Davel 14, à Cully. www.davel14.ch