Julien Mages n’en est pas à sa première salve contre les tabous et autres conformismes sociaux. Dans J’irai demain couvrir ton ombre, à l’affiche de l’Arsenic en octobre 2019, le satiriste mettait en scène un philosophe fâché contre le théâtre contemporain, plat et faussement provoc à ses yeux. Même ton parfois assassin dans Tour H/Le fou à l’enfant, monologue relié à l’œuvre du romancier Michel Houellebecq. Logiquement, il y est question des femmes, du marché de l’art et de la jalousie. Mais il y est aussi question de blessures, de quête du sublime et d’amour de l’humanité. Au final, un monologue qui, sous une apparence de fiel, s’interroge sur la nécessité de créer.