Lorsqu’on lui a remis, un jour d’été 2016, dans le village de Sembrancher, dans le val de Bagnes, deux boîtes contenant les mystérieux cahiers rédigés par un jeune berger au début du XXe siècle, Karelle Ménine a aussitôt été «mordue». Personne, pourtant, n’avait pris la peine de déchiffrer les premiers écrits de cet homme, Maurice Gabbud. Après avoir acheté une loupe, elle s’est patiemment plongée dans ces pages saturées de mots tracés entre 1901 et 1915.