Le volcan est toujours là, lointain mais menaçant, à chaque recoin de la cité. Aucune coulée de lave, nulle éruption de bruit, pas le moindre séisme ne marquent sa reprise d’activité: son emprise sur la flore et les animaux vient de ses cendres, toxiques, massivement répandues dans l’air.

La série Katla, de Baltasar Kormakur (le long métrage 101 Reykjavik en 2000, la série Trapped dès 2015), se déroule dans des confins islandais, en cette petite ville aux maisons à un niveau. Le poison des poussières volcaniques n’est pas le seul phénomène qui tétanise le bourg. Une jeune femme apparaît, nue et noircie d’une croûte terrestre, sortie d’entre les coteaux de la sombre montagne. Elle paraît être elle-même… en vingt ans de moins. De Suède, une femme qui lui ressemble de manière troublante, en plus âgée, vient la voir. Une autre revenante surgit, disparue depuis une année, dont père et sœur avaient fait leur deuil. Puis un enfant dont le père, paniqué, ne sait gérer le retour.