Oleg porte du noir, un peu à la manière d’un rocker austère et élégant. Triste et amusé. Sa notoriété déborde les frontières ukrainiennes: en plus de trente-cinq ans de carrière, il a sillonné l’ancien bloc soviétique, joué dans toute l’Europe, en France, en Suisse et en Russie, où il fut une star, avant d’être renié. C’est d’ailleurs dans ce pays qu’il a grandi, d’un père ukrainien et d’une mère russe. Mais, malgré ses attaches, il a résolument tourné le dos à la Russie, pour la laisser dans un coin de sa tête, avec ses souvenirs d’enfance.