Cravate ou pas cravate? Cou lié ou cou cool? La bourse (et ses règles vestimentaires strictes) ou la vie?

On pourrait faire de cette question existentielle l’emblème du très beau défilé Kris Van Assche vu ce week-end à Paris où les marques présentaient leurs collections automne-hiver 2011.

Pas de cravate, répond donc le designer belge Kris Van Assche pour la marque qui porte son nom. Son vestiaire, déjà visible sur son site, délivre une farandole de variations autour du cou masculin et de sa symbolique: chemises à cols sans pointes; pulls à encolure oversized; veste dont la fermeture évoque, comme ici, une cravate; chemises zippées; boutonnages sous patte. Et on en passe, et des meilleures manières de tourner autour du cou.

Parce que le propos de ce très beau show doublé d’une collection aboutie, justement, c’est le passage du vestiaire adolescent (sweater à capuche, confort mou) à celui d’adulte (costume strict et… cravate). D’où une élégance vanasschienne qui réconcilie la rigueur du tailleur et l’abandon du streetwear. L’autorité et le libre choix. La règle et le hasard. Une forme d’utopie, prête à porter.

Demain: Bleu, blanc, beige!