Son absence se lit partout. Dans les coques échouées sur le sable, les usines de pêcheries situées à 200 kilomètres des côtes, les visages blêmes de res­pirer un air devenu impur. En Ouzbékistan, la mer d’Aral n’est plus. Au Kazakhstan, elle revit comme elle peut. Depuis dix ans, Grégoire Eloy arpente la région. Aux images désormais clichés de cette eau disparue, il confronte ses vues évanescentes et oniriques. Il interroge les contours. Dans une vidéo, il filme un ancien ouvrier, un vieil homme qui n’a pas vu la mer depuis qu’elle s’est retirée, et son petit-neveu, 11 ans, qui ne l’a jamais connue.

Ressac, Grégoire Eloy, jusqu’au 27 juillet à la galerie La petite poule noire, Paris XIe. www.lapetitepoulenoire.com