A l’Académie Menuhin de Rolle, on travaille dur. Les journées sont longues, le temps de s’échauffer à l’instrument, entamer un cours à 9h avec Renaud Capuçon, passer d’un professeur à un autre. «Je suis tellement occupé avec la musique et moi-même que je n’ai pas le temps de penser au coronavirus!» s’exclame Hiroki Kasai, violoniste japonais de 21 ans. «C’est éprouvant, il y a tant de choses à assimiler, mais j’étais content de pouvoir jouer à nouveau avec d’autres musiciens, après des mois de confinement où j’étais obligé de répéter seul dans une petite pièce.»