A l’heure dite, je sonne un peu fébrile.

Anne Lacaton a elle-même fixé le rendez-vous. Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais… Mais lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent au 7e et dernier étage, je suis un peu surpris. Des tables, des livres et des ordinateurs. Un atelier d’architecte tout ce qu’il y a de plus ordinaire, et rien qui semble être là pour impressionner le visiteur. Assis à son ordinateur au milieu de ses collaborateurs, Jean-Philippe Vassal me salue aimablement et m’emmène dans une petite salle, un peu sur le côté. Il fait très beau ce jour d’avril 2021 et, voyant que je regarde par la fenêtre, il me glisse avant de s’asseoir: «On a toujours été attirés par le ciel avec Anne. Tous les bureaux où on a travaillé étaient au dernier étage pour qu’on puisse voir les nuages arriver, les voir bouger…»