L’actrice Olivia Newton-John est morte, a annoncé lundi son mari dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

La comédienne, âgée de 73 ans, est «décédée paisiblement dans son ranch en Californie du Sud ce matin, entourée par sa famille et ses amis», précise le communiqué. Elle luttait depuis 30 ans contre un cancer du sein.

Cheveux laqués et blousons de cuir, Olivia Newton-John s’était rendue mondialement célèbre avec son rôle au cinéma dans la comédie musicale culte Grease, au côté de John Travolta. «Ma chère Olivia, tu as rendu nos vies meilleures. Ton influence a été incroyable. Je t’aime tant», a réagi l’acteur dans un communiqué.

A son actif, une quarantaine d’albums country et pop rock – dont Physical, énorme succès en 1981 – et des centaines de concerts donnés à travers la planète.

«Un symbole» dans la lutte contre le cancer

Depuis que le cancer s’était abattu sur elle à la quarantaine – cancer du sein et mastectomie en 1992 puis deux récidives en 2013 et 2017, avec métastases – la star mettait toute son énergie et sa notoriété au service de la lutte contre la maladie.

«Olivia a été un symbole de triomphe et d’espoir depuis 30 ans en partageant son expérience sur le cancer du sein», a écrit son mari, précisant qu’un fonds à son nom avait été créé afin de financer la recherche sur les plantes médicinales et le cancer, le Olivia Newton-John Foundation Fund.

Chanteuse à succès

Née le 26 septembre 1948 à Cambridge, celle que la reine Elizabeth II a titré «Dame commandeur de l’ordre de l’Empire britannique» est la petite-fille du physicien allemand Max Born, dont les travaux sur la théorie des quanta sont couronnés du prix Nobel.

Son père a lui combattu dans les forces britanniques durant la Seconde guerre mondiale, participant à l’arrestation de Rudolf Hess. Celle qu’on surnomme «Livvy» a tout juste cinq ans quand sa famille déménage aux antipodes. Destination Melbourne, Australie. Passionnée de musique, elle remporte à 16 ans un concours local de chant. Sa mère la pousse à exploiter son talent et les voilà toutes deux reparties pour l’Angleterre.

En 1974, I honestly love you est son premier titre à se classer numéro un aux Etats-Unis. La même année, elle représente la Grande-Bretagne à l’Eurovision et termine 4e, s’inclinant derrière… Abba.

Cap alors sur la Californie, où elle se fait un nom sur la scène country et western. L’Anglo-australienne est même consacrée à deux reprises «chanteuse la plus populaire des Etats-Unis» et remporte un Grammy award face à la reine Dolly Parton.

John Travolta, auréolé de son succès dans La Fièvre du samedi soir, souffle son nom pour Grease.

Sorti en 1978, le film est immédiatement un énorme succès mondial. En France, il fait 6 millions d’entrées… Plus que Les Demoiselles de Rochefort ou West Side Story! Tout le monde fredonne Summer nights et You’re the one that I want.

Et son final devient un mythe, avec la métamorphose de Sandy, la blonde et sage lycéenne, en femme fatale qui surgit au milieu de la fête foraine, cigarette au bec, perfecto noir, top aux épaules dénudées, pantalon lamé moulant et talons vertigineux… Sur un rythme endiablé, elle se déhanche et électrise Danny (John Travolta), le rebelle à la banane gominée.

La tenue originale a été adjugée en 2019 aux enchères pour… 405 700 dollars.

Malgré ce succès planétaire, Olivia Newton-John n’a pas poursuivi longtemps sur sa lancée au cinéma. Elle tourne avec Gene Kelly une autre romance musicale, Xanadu, et un nouveau film avec John Travolta, Two of a kind, mais la magie opère moins.

Hormis quelques rôles au cinéma et à la télévision, elle s’est consacrée surtout à la chanson et à son ranch californien où elle vivait entourée d’animaux. Elle sort une quarantaine d’albums country et pop rock – dont Physical, énorme succès en 1981 – et donne des centaines de concerts à travers la planète.