«On ne voit bien qu’avec le cœur», déclarait le Petit Prince sous la plume d’Antoine de Saint-Exupéry. Eh bien, le temps semble lui donner raison puisqu’il aura fallu attendre la publication de quelque 160 lettres de la correspondance amoureuse de l’auteur et de son épouse pour mettre fin à près de vingt ans de conflit entre les différents ayants droit du Petit Prince.

La semaine dernière paraissait, aux Editions Gallimard, Correspondance (1930-1944). Un ouvrage rassemblant près de quinze ans de lettres d’amour, de télégrammes, de photographies et de dessins échangés entre Antoine de Saint-Exupéry et son épouse salvadorienne Consuelo. On y découvre tout le chaos de cette relation passionnée, mais aussi l’influence de cette artiste d’une grande indépendance sur l’œuvre de l’auteur, et notamment sur Le Petit Prince, né de leurs univers conjugués.