Mémoire

L’arc de Palmyre se dresse sur la place des Nations, à Genève

Ce joyau de l’art romain avait été dynamité en 2015 par l’Etat islamique lorsque celui-ci s’était emparé de la ville de Palmyre. La réplique visible sur la place des Nations jusqu’au 27 avril est le fruit d’une prouesse technologique

Une réplique de l’arc de triomphe monumental de la cité antique de Palmyre, en Syrie, a été dévoilée vendredi sur la place des Nations à Genève. Elle sera visible jusqu’au 27 avril. Ce joyau de l’art romain avait été dynamité par les troupes de l’Etat islamique.

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La réplique installée à Genève est deux fois moins grande que l’arc original. Erigé au IIIe siècle, pendant le règne de l’empereur Septime Sévère, le monument avait été détruit par l’Etat islamique, lorsqu’il s’était emparé de la ville, en 2015, et avant que l’armée syrienne ne reconquière définitivement la cité de la reine Zénobie.

La réplique de l’arc de triomphe de Palmyre a été montée sur la place des Nations comme un symbole. Le 25 et le 26 avril se déroulera en effet à Genève, sous le patronat de l’Unesco, une conférence internationale sur la protection des biens et du patrimoine culturels lors des conflits armés.

Abdulaziz Almuzaini, le directeur de l’office de liaison de l’Unesco à Genève, a rappelé vendredi toute l’importance de ce rendez-vous. Les destructions de biens culturels lors de guerres sont souvent délibérées, comme pour effacer la mémoire d’un peuple, a souligné le maire de la ville de Genève, Sami Kanaan.

La réplique de l’arche de Palmyre est l’œuvre d’un institut d’archéologie digitale britannique. Conçue en marbre égyptien, elle est le fruit d’une véritable prouesse technologique. L’arc, composé de sept pièces, a déjà été exposé à Londres, aux Etats-Unis, à Florence et aux Emirats arabes unis.

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