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Larry Hagman, immortelle crapule

Dans le premier épisode de Dallas, version 2012, la reprise de la série des années 1978 à 1991, Bobby (Patrick Duffy) dit à J.R. (Larry Hagman), qui semble alors inerte dans son fauteuil: «Je ne veux pas qu’ils deviennent comme nous.» Il parle des enfants, et de la malédiction familiale du pétrole.

Larry Hagman s’est éteint vendredi d’un cancer de la gorge au Texas, sa terre natale. Les chaînes de TV américaines lui ont rendu hommage, tout en soulignant lourdement ses excès d’alcool.

Bien sûr, Larry Hagman, aussi producteur et réalisateur, n’a pas toujours été J.R. Il s’était fait connaître par une série comique lancée en 1965, I Dream of Jeannie. L’accent texan aidant, il avait souvent campé les cow-boys. Dans les séries, par la suite, il est apparu dans Nip/Tuck et Desperate Housewives. Au cinéma, il a livré une touchante prestation de candidat à l’élection présidentielle dans Primary Colors, de Mike Nichols (1998).

Mais il fallut un J.R., et ce fut Larry Hagman. Loin du cliché auquel Dallas a depuis été cantonnée, la série innovait en bien des points, adaptant le registre du soap quotidien au feuilleton familial dramatique hebdomadaire. Ce dispositif nécessitait un méchant radical. Dans cette aisance à manipuler, Larry Hagman poussera loin l’art du sourire torve. Longtemps, la création TV a eu de la peine à trouver pareil brio pour l’incarnation du machiavélisme familial et économique. Ce vilain-là offrira à la télévision américaine son record d’audience pour une série. Cautionnant la version 2012 (bientôt sur TF1), Larry Hagman retrouvait son personnage pour un bref prolongement de joie avide.

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