Autour de la cage de néons, les spectateurs lorgnent sans s’asseoir; on dirait un peep-show puritain. Les deux danseurs attendent, sur des blocs noirs, en tenue noire et Air Max noires. Le spectacle est une coproduction de Swisssneaks et l'Arsenic, en collaboration avec le Mudac et leur exposition sur les baskets de prestige, à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse. Tout est style. Tout est concept. Tout est pose.

Les deux danseurs sont précédés de leur aura. Daya Jones, danseuse bitumineuse, membre de la compagnie Swaggers, jeune enseignante à l’école de la Manufacture, questionne la notion de genre dans le cadre des écritures hip-hop – elle est une sensation des réseaux sociaux et des plateaux. Et puis Stylez’c Stalamuerte, enfant de Vevey, devenu champion du monde de hip-hop le jour où, à Paris, il a éliminé en quart de finale les jumeaux que l’on voit flotter dans les clips de Beyoncé.