On ne soigne pas qu’à l’aide de médicaments ou d’instruments chirurgicaux, mais également de sons, de mots ou de couleurs. Fruit d’intuitions d’abord tombées en ordre dispersé, l’idée est en passe aujourd’hui de devenir une véritable certitude thérapeutique, sinon scientifique. Deux livres récents sont là pour le montrer. Dans L’Art qui guérit, le neurologue Pierre Lemarquis dévoile aux profanes les chemins mystérieux que l’art – en l’occurrence, la peinture – se fraie à l’intérieur de nos têtes, où il parvient à réunir les deux pôles du cerveau, celui de l’intellect et celui du plaisir émotif, créant ainsi une zone de connexion désignée ici sous le terme d’«empathie esthétique».

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