Que fait un photographe réputé, qui n’a plus rien à prouver, à déambuler dans les couloirs du musée du Prado? Que cherche-t-il au milieu des toiles de maître, celles du Greco, de Vélasquez, de Goya, de Rubens? Quel est son objectif artistique, son Leica et son Hasselblad en bandoulière, deux appareils iconiques qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière? En somme, que manigance un photographe contemporain au milieu de peintres consacrés de siècles antérieurs? C’est l’inédite aventure dans laquelle s’est lancé à corps perdu, à 66 ans, Alberto Garcia-Alix: revisiter les chefs-d’œuvre de la plus célèbre pinacothèque espagnole, celle que les dirigeants des pays membres de l’OTAN ont visitée fin juin lors du sommet à Madrid.