Laurence Boissier s’est éteinte à Genève le 8 janvier, à 57 ans, emportée par une maladie fulgurante. C’est un choc pour le monde du livre et pour ses lecteurs, qui la suivaient de livre en livre comme une amie avec laquelle on se réjouit de poursuivre la conversation. Ils sont si rares et si précieux, les écrivains qui font du rire une élégance. Laurence Boissier était de ceux-là. Elégance parce que l’humour, sous sa plume, était un levier poétique, un outil de connaissance et de fraternité. Une façon de communier dans le désastre, de se donner du courage, d’apprivoiser le chagrin.