On dirait la mer et ça fait du bien. Le Béjart Ballet est de retour, après des mois à quai, à l’Opéra de Lausanne, jusqu’à dimanche. Il présente deux pièces, Basso continuum, création de Gil Roman sur une musique de ce diable de Richard Dubugnon, et 7 danses grecques, carrousel hellénique signé Maurice Béjart. La soirée est charmante, plus que mémorable. Un patchwork habile, au fond, qui lorgne du côté de la pop culture, du music-hall et de la carte postale léchée.

Des retrouvailles. Gil Roman et ses danseurs attendaient cela depuis si longtemps. Comme souvent, il a voulu s’associer à un autre artiste. Après le vidéaste Pierre-Yves Borgeaud, le cinéaste Marc Hollogne (Dixit, en 2017), le musicien américain John Zorn (Tous les hommes presque toujours s’imaginent, en 2019), c’est au tour de Richard Dubugnon d’entrer dans la danse.