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opéra

L’autorité éloquente de René Pape

La basse allemande aborde de grands rôles wagnériens aux côtés de Daniel Barenboim

Genre: opéra
Qui ? René Pape
Titre: Wagner Arias
Chez qui ? (Deutsche Grammophon/Universal)

René Pape est l’un des grands wagnériens de notre temps. Il est bon de le retrouver aux côtés de Daniel Barenboim (avec la Staatskapelle Berlin), qui donne une fois de plus le meilleur de lui-même dans Wagner. Ce disque est le fruit de vingt années d’expérience sur scène (Fasolt, Pogner, le roi Marke, Gurnemanz…), et cela s’entend. La basse allemande maîtrise parfaitement la rhétorique wagnérienne. Il s’appuie sur les consonnes pour donner sa puissance d’évocation au texte, sculpte de grandes lignes qu’il pare de délicates nuances. Les moments les plus émouvants sont le «Monologue du sureau» et la fin des Maîtres chanteurs , où René Pape fait valoir la tendresse et la grandeur d’âme de Hans Sachs, et de larges extraits du 3e acte de Parsifal où, là encore, c’est son art du legato qui émerveille. Un Gurnemanz de grande classe (écoutez son récent Parsifal avec Valery Gergiev). A ses côtés, Plácido Domingo fait une courte incursion en Parsifal, étonnant de fébrilité. Le lyrisme contenu de Pape est idéal dans la «Romance à l’étoile» tirée de Tannhäuser .

La basse chante encore les «Adieux de Wotan» d ans La Walkyrie – il a fait sa prise de rôle en Wotan l’an dernier à la Scala. P our l’émotion pure et l’autorité quasi surnaturelle, Hans Hotter reste la référence absolue (notamment avec Joseph Keilberth à Bayreuth), mais René Pape est lui aussi habité. Occasionnellement, on sent l’effort dans le registre aigu, mais l’effort fait partie de Wagner. Et puis les fêlures de Wotan sont là. Barenboim dirige un orchestre plantureux et luxuriant .

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