C’est parti! L’offre d’emploi a paru dans la presse ce vendredi. Le canton de Vaud cherche pour l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (Ecal) un directeur, ou une directrice, pour le 1er janvier 2011 ou pour une date à convenir. Les candidats à la succession de Pierre Keller ont jusqu’au 18 mai pour postuler.

Un profil à l’identique

Le profil souhaité tient du portrait empathique de l’actuel directeur: «Doté(e) d’une personnalité ouverte et charismatique, vous disposez de connaissances étendues et de haut niveau dans les domaines de l’art et du design, y compris sous l’angle de leur environnement professionnel, et d’une grande affinité pour la création et la production visuelles.» Et surtout: «Alliant de fortes qualités de communicateur(trice), de mobilisateur(trice) et de leader […] vous êtes en mesure d’assurer à l’Ecal un rôle de premier ordre sur le plan national et international». Et encore: «Vous disposez à cet effet d’un vaste réseau de contacts, notamment en vue de rechercher des financements exogènes […]. Vous êtes enfin familiarisé(e), si possible par expérience personnelle, avec les rouages de la politique académique et culturelle suisse.»

Le contact proposé dans l’annonce est tout simplement le numéro de mobile de Pierre Keller. Le directeur de l’Ecal semble en effet bien placé pour parler d’un poste qu’il a occupé pendant quinze ans. Même si tous les candidat(e)s n’auront pas nécessairement envie de se dévoiler auprès de lui.

Cette fonction de renseignement devrait être, officiellement en tout cas, la seule implication de l’actuel directeur dans le processus. Impossible de joindre ce vendredi Michel Rossat, directeur général de l’Enseignement supérieur, pour des précisions. Pierre Keller a tout de même récemment déclaré dans la presse qu’il n’était pas judicieux de ne pas lui demander son avis. Et de toute façon, le choix fait, avec ou sans lui, on s’attend bien à ce qu’il ne se prive pas de le commenter.