Tout le monde l’a fait une fois ou l’autre: par ennui ou curiosité, on tape son identité sur internet. Pablo Martín Sánchez, qui cumule des noms très répandus, obtient des centaines d’occurrences. C’est cependant un homonyme caché qui attire son attention: son nom n’apparaît qu’en passant à propos d’un groupe d’anarchistes exécutés en 1924. Le jeune écrivain se met alors à enquêter sur celui qui aurait pu être son arrière-grand-père. Avec humour, il raconte sa quête – à l’état civil de Baracaldo, près de Bilbao en Pays basque, dans la presse de l’époque, dans les archives des tribunaux, dans les livres d’histoire. Il finit par rencontrer, dans son EMS, la nièce de celui «qui lui a volé son nom», une très vieille dame à la mémoire vive.