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L’écrivain tessinois Giorgio Orelli est mort

Critique, traducteur de Goethe et poète était l’auteur de « Sinopie », un recueil salué par Pier Paolo Pasolini

Le poète, critique et traducteur tessinois Giorgio Orelli est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 92 ans, a indiqué sa famille à la radio publique tessinoise RSI. L’écrivain, considéré comme un représentant majeur de la poésie contemporaine italophone, était né à Airolo en 1921 et vivait à Bellinzone.

Le conseiller d’Etat Manuele Bertoli, chargé de la Culture, a rendu hommage à un «des grands noms de la littérature italophone». Il s’est dit très ému et reconnaissant. Avec ses poèmes, Giorgio Orelli a transmis au monde culturel les sentiments profonds de sa patrie, a déclaré le conseiller d’Etat socialiste, interrogé par l’ATS. Son œuvre «montre l’attachement à nos traditions et notre capacité à nous ouvrir», a-t-il estimé. Selon le ministre cantonal de la Culture, le poète restera toujours vivant dans les mémoires.

De l’Italie au Tessin

En langue italienne, c’est un poète reconnu, présent dans les anthologies et qui a fait ses armes durant la Première Guerre mondiale, lorsque le Tessin était devenu le refuge de la vie littéraire italienne. Son premier recueil de poésie Né bianco né viola est sorti en 1944.

En français, on peut lire de lui des Poèmes de jeunesse parus chez Samizdat en 2005 et Sinopie , un livre majeur publié aux éditions Empreintes en 2000, dont Pasolini a dit, si l’on en croit sa notice dans le Dictionnaire historique de la Suisse que tout y était «extraordinairement réel». Ces deux recueils ont été traduits par Christian Viredaz.

Outre la poésie, Giorgio Orelli a écrit des essais, des textes en prose et traduit des poèmes de Goethe. En 1988, il a reçu le Grand Prix Schiller.

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