Brûlot anti-touristique dénonçant les «effets politiques, sociaux et environnementaux d’une industrie dévorante» (tel est son sous-titre), ce livre signé Henri Mora allie des analyses de circonstance à une réflexion plus approfondie sur le phénomène touristique.

Même s’il se laisse parfois emporter par une rage anti-capitaliste qui se substitue trop souvent à l’argumentation dégrisée, il sait toucher là où ça fait mal, notamment lorsqu’il met en contradiction les politiques environnementales affichées par les gouvernements et leur soutien sans faille à un tourisme dévastateur, pilier de la croissance. Ou lorsqu’il dénonce le tourisme de la bonne conscience (écologique, culturel, etc.), qui participe tout autant à la «touristification» généralisée que le tourisme de masse.

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Ce que l’auteur dénonce, c’est un système devenu mondial où les petits gestes individuels ne sont d’aucun poids politique, face à une industrie qui absorbe tout sur son passage. Démoralisant, mais dessillant.


Henri Mora, «Désastres touristiques. Effets politiques, sociaux et environnementaux d’une industrie dévorante». Essai, Ed. L’échappée, 204 p.

Désastres touristiques

Henri Mora, Miguel Amorós

ECHAPPEE, 272 p.

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