Cinéma

Lego, une franchise qui fatigue

Troisième long-métrage mettant en scène des briques à assembler, «Lego Ninjago: Le Film» est très loin de la douce folie de «La Grande Aventure Lego»

Il y a trois ans, La Grande Aventure Lego séduisait par sa douce folie et son humour dévastateur devant autant au non-sens à la Monty Python qu’au côté irrévérencieux d’une série animée comme South Park. Sans grande surprise, ce film qui a connu un joli succès est devenu le premier édifice d’une franchise permettant à la fabrique danoise de petites briques à assembler d’étendre son empire.

En février dernier, Batman Lego: Le Film voyait ainsi le super-héros de Gotham City lutter contre un Joker s’acoquinant avec d’autres méchants, tels Voldemort (Harry Potter) ou Sauron (Le Seigneur des anneaux), pour tenter d’enfin le terrasser. Las, une surabondance de références pour initiés ainsi qu’une accumulation de gags finissaient par rendre ce long-métrage épuisant. Restait au moins une intéressante relecture du mythe de Batman. Rien de ça, cet automne, dans Lego Ninjago: Le Film.

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Le récit, qui veut célébrer le cinéma de kung-fu hongkongais et paie son tribut aux productions des mythiques studios de la Shaw Brothers dès son générique, s’articule autour d’une opposition entre le despotique Garmadon et une équipe de six ninjas (dont le fils dudit tyran) ayant pour guide Maître Wu.

Malgré des combats chorégraphiés par l’équipe de Jackie Chan (qui en v.o. prête sa voix à Wu), ce Lego Ninjago, inspiré d'une série télé du même nom lancée en 2011, s’avère inintéressant, signe de l’épuisement d’une franchise qui ne peut plus jouer sur l’effet de surprise et tourne déjà, après trois films, en rond.


Lego Ninjago: Le Film (The LEGO Ninjao Movie), de Charlie Bean et Paul Fisher (Etats-Unis, Danemark, 2017), 1h41.

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