En 2016, Saeed Roustaee recevait le Reflet d’or du GIFF (Geneva International Film Festival) pour Life and a Day, son premier long métrage. En 2019, il était sélectionné à la Mostra de Venise avec La Loi de Téhéran. Et cette année, voici que le cinéaste iranien accède à la compétition officielle du Festival de Cannes avec Leila’s Brother’s, un film long (2h45) qui pourrait bien lui valoir une présence, samedi soir, au palmarès de cette 75e édition. Il y montre en effet de manière implacable, bien que parfois un peu trop démonstrative, comment l’Iran est en train de s’enfoncer dans une profonde crise économique que le poids des traditions ne fait parfois qu’aggraver.