«A mi-chemin de notre vie mortelle», Dante Alighieri (1265-1321), âgé de 35 ans, entreprend un voyage à travers la cosmologie chrétienne, de l’Enfer au Paradis en passant par le Purgatoire, en trois fois 33 chants plus un et des milliers de vers. Comme toutes les œuvres majeures, La Divine Comédie a connu au cours des siècles des dizaines de traductions, privilégiant soit le sens, souvent obscur pour nous, soit la musicalité du vers de 11 syllabes. Récemment, Jean-Charles Vegliante, Danièle Robert et René de Ceccatty ont de nouveau tenté l’aventure. Au printemps 2019, l’éditeur genevois La Dogana a publié, en édition bilingue, la belle et audacieuse version de L’Enfer par Michel Orcel, à la fois poète, grand connaisseur de la langue italienne et islamologue.