C’est à Dijon que la renaissance a eu lieu. L’heureux événement s’est produit il y a un mois dans une mise en scène poétique de Jean-Yves Ruf et s’est arrêté pour une représentation au Victoria Hall à Genève ce dimanche. De quoi s’agit-il? De l’opéra La finta pazza de Francesco Sacrati, créé en 1641 à Venise et disparu des radars classiques après un succès phénoménal au XVIIe siècle. L’ouvrage oublié vient d’être présenté en Suisse au Victoria Hall par Leonardo Garcia Alarcon et sa Cappella Mediterranea, dans une formule économe mais séduisante.

En version de concert mise en espace pour la série dominicale de la ville, cette «fausse folle» minimaliste n’enlève rien au beau projet du chef baroque et de son ensemble. La production de concert, sans décors ni réalisation scénique, a révélé une fraîcheur réjouissante.