En s’asseyant devant le piano du studio de répétition, Leonardo Garcia Alarcon ne résiste pas. L’évocation de la fameuse Danse du grand calumet de la paix lui donne des fourmis dans les doigts. Et le voilà qui joue au clavier le passage conclusif de l’ultime Entrée des sauvages des Indes galantes de Rameau. «Il y a souvent méprise sur le rythme. Il est régulier, ce qui lui donne un tout autre visage.» Le chef égrène le célèbre thème arpégé, sur une basse égale. «Vous entendez comme l’énergie est plus forte?» En effet, on passe de la danse joyeuse et légère à un martèlement plus sourd et profond. «C’est écrit…»

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