Le Livre sur les quais lance, du 2 au 4 septembre, la rentrée littéraire en Suisse romande. Retrouvez nos rencontres et lectures des invités.

Sur l’écran, de grands arbres s’agitent dans le vent. Des avions passent, brouillant un instant la conversation. Lomé où Léonora Miano a choisi de vivre: «J’aime le Togo. C’est un petit pays tranquille, pas agressif, accueillant. Lomé est un gros village qui garde encore quelque chose de l’Afrique ancienne dans la nouvelle. J’aime ça. Et je suis moins connue qu’à Abidjan, Dakar ou chez moi au Cameroun. On me fiche la paix.» Elle y supervise le lancement de son nouveau roman, Stardust, et celui de sa maison d’édition, The Quilombo Publishing. Quelques jours auparavant, elle était à Fribourg, dans le cadre d’un colloque universitaire autour du thème de la faiblesse. Dans sa conférence, l’écrivaine retournait la notion: «Il ne s’agit pas de récuser l’idée de vulnérabilité, qui est au cœur de l’expérience humaine, mais de la considérer comme porteuse d’enseignements et de nouvelles modalités de la relation.»